Off

Joburgh, Durban, Kruger Park, Sun City...

Lectrice en vacances, blog au régime sec!!

Loving Franck

Habituellement, jamais je ne m’inspire des conseils lecture entendus à la télé pour enrichir ma PAL.
Cette fois, si, allez savoir pourquoi.
Et je m’en mords les doigts.
Le résultat : 503 pages de niaiseries douçâtres, d’atermoiements à n’en plus finir, pour une histoire dont je n’ai toujours pas pigé si elle est tirée de faits réels ou non.
 
Pourtant, ça part pas mal :  En 1909, la bonne société de Chicago et la presse américaine sont secouées par le plus grand scandale de ce début de siècle : Mamah Cheney, respectable épouse et mère de trois enfants, quitte son mari pour suivre en Europe l’enfant terrible et déjà célèbre de l’architecture américaine, Frank Lloyd Wright. Lui-même abandonne sa femme Catherine et six enfants pour vivre cette passion.
 
Au final, le style est plat et on s’ennuie longuement à la lecture des hésitations de Mamah, qui voudrait bien avoir le beurre et l’argent du beurre : son amant et ses enfants. Pour vous dire, je n’ai même pas ressenti de passion entre ces deux égo démesurés, juste une espèce de besoin de reconnaissance énorme.
Parmi ces considérations personnelles et égoïstes, un salmigondis de pensées et de philosophies féministes plombent gravement l’ambiance.
Au vu de la 4ème de couv, on s’attend à un tas de rebondissement, à un roman trépidant, rythmé, haletant. En fait, on se consume au fin fond de l’Italie ou de l’Amérique profonde à reluquer des estampes japonaises et des plans sur la comète.
Le final est encore plus consternant, mettant en scène un personnage quasi inconnu, et dont les motivations sont pour le moins inattendues…
Assommant !!

Le voleur de goûter

 
Hop, enchaînement avec le tome 3 dans lequel Montalbano se frotte cette fois aux services secrets italiens, à qui magouillent et affaires louches ne font pas peur.
 
Pourtant, cette affaire commence doucettement, avec un petit cadavre dans un ascenseur. Nul doute que le cas du retraité poignardé, qui met l’immeuble en émoi, sera vite élucidé, et que le commissaire aura le temps de s’occuper du bizarre assassinat d’un émigré tunisien, enfin, s’il en a envie.
 
Mais de fil en aiguille, le paisible retraité s’avère avoir été le jouet d’une machination qui lui a été fatale. Sur la piste d’une femme de ménage aux attributions plutôt… larges, Montalbano se retrouve bientôt à monter une souricière complexe pour piéger un… voleur de goûter !
Très personnel et émouvant, ce volume – qui ne néglige pas pour autant la trame policière - nous fait enfin entrer de plain-pied dans l’intime du commissaire, et, ce qui me gonfle habituellement dans ce genre de roman, là, j'adooooore !!
 
Toujours bougon, affreusement jaloux, Salvo Montalbano est droit, perspicace, humain et responsable. Beaucoup l’ont compris : sa hiérarchie qui rêve de lui attribuer une promotion et Livia qui soupire après une robe de mariée.
Malgré sa quarantaine bien sonnée, Montalbano n’est pourtant prêt ni à se laisser marier, ni à quitter sa Sicile adorée pour satisfaire ses supérieurs, et il a plus d’un tour dans son sac pour parvenir à ses fins… enfin presque !

Chien de faïence

Vous avez fatalement suivi mon coup de foudre pour Camilleri, et vous avez donc lu La forme de l’eau, premier volume des aventures de Montalbano, le commissaire de Vigata.
Aujourd’hui, comme moi, vous êtes complètement accro à Salvo, qui a mis au placard d’un coup tous les piètres flicards dont vous suiviez avec une attention variable les tribulations souvent trop similaires d’un tome à l’autre.
Out Adamsberg le rêveur, Maigret le ringard, Wallander le dépressif, Erlandur l’énigmatique et bienvenue dans l’univers solaire, gastronomique et jouisseur de Salvo Montalbano !…
Dans le deuxième volet mettant en scène son commissaire, Camilleri nous entraine bien loin du quotidien de Montalbano. Grâce à la reddition étrange d’un truand de la mafia, Salvo met à jour une énorme cache d’armes dans une grotte des montagnes, mais également un couple d’amoureux refroidis depuis la seconde guerre mondiale. Comme pour veiller sur leur sommeil, un chien de berger en faïence est allongé auprès d’eux.
Quel est le rapport entre une planque de la mafia et cette macabre découverte ? Qui peut être assez givré pour avoir monté cette funeste mise en scène ? Il faudra au commissaire rassembler tout son talent et sa rouerie pour survivre à ces conversations avec des papis et des mamies, à l’affection que lui portent toutes les femmes de sa vie, aux griffes de la mafia et à l’incompétence constante de ses propres collaborateurs !
Impressionnée je suis par la richesse des scénarii de l’auteur, qui pourrait se conformer à des histoires de mafia, facilité possible dans cette Sicile gangrenée par le mal ! Mais si la mafia est constamment présente et fait vraiment partie des meubles, Camilleri nous rappelle qu’en parallèle, les gens continuent à commettre des crimes par amour, vénalité, jalousie, vengeance et tout un tas d’autres raisons… Ouf !   

La Diagonale du vide

Certains ont noté mon addiction à Péju, et mon goût pour ses histoires pourtant toujours désespérées...

Celle-ci ne fait pas exception, mais l'auteur se lance presque dans du roman d'aventure cette fois, et le mystère autour de la randonneuse semble trouver ses origines dans un passé militaire plutôt lourd.

Reprenons : Marc Travenne est un publicitaire comblé (boulot, épouse, potes), qui réalise, lors de la mort de son meilleur ami et associé, combien sa vie est en fait toute pourrie : à concevoir des emballages de luxe, il en a oublié que l'essentiel se trouve à l'intérieur et que l'enveloppe n'est rien.

Il part se resourcer en Haute Loire, dans un gîte éloigné de tout et se complaît dans une retraite quasi monastique. Un beau jour, une randonneuse vient troubler son exil, éveille sa curiosité et disparaît.

Quelle est donc cette mystérieuse diagonale du vide, qu'elle arpente courageusement, aux ordres d'un hiérarque peu commode? Quel acte honteux et sordide doit-elle expier pour se plier sans moufter aux oukases de cet horrible type? Marco s'emballe et poursuit la demoiselle, mais autant chercher à retenir du sable avec une passoire.

Beaucoup de pistes sont explorées par Péju dans cet opus, pas toutes traitées ou alors insuffisamment à mon sens : quid du village fantôme et de la mère de Marc? Je n'ai pas vraiment compris à quoi il faisait référence...

Pour autant, malgré cet ensemble plutot hétéroclite (et cette vieille maitresse sortie d'un chapeau, n'est-elle là que pour lui donner une deuxième chance avec son fils?), la magie prend et on est entraîné par le talent de l'auteur, qui nous embarque dans sa diagonale, genre de conte bancal avec des personnages bancals, loin des héros et princesses parfaits!

Merci Anne!   

Tchik tschaaaaa

 
 
Je suis obligée, c'est Laetitia qui l'a dit...
 
1 – Un film que vous regardiez étant jeune et qui vous remplit de souvenirs :

Pas un film, mais le dessin animé Narnia, qui est passé deux années de suite à la télé dans les années 80, et qui nous a fait rêver ma soeur et moi. Rien à voir avec l'adaptation cinoche grotesque et les deux gamins mièvres et benêts, qu'on a juste envie de claquer...

2 – Un film que vous connaissez absolument par cœur :

La petite boutique des horreurs.

Laissez tomber, vous ne pouvez pas connaître cette comédie musicale, une des plus cheap du cinoche américain, et une pure merveille, jugez plutot : Seymour, vendeur chez un fleuriste de la banlieue pourrie de New York, découvre un jour une plante bizarre aux pouvoirs surnaturels, qui se révèle en fait être un horrible alien venu conquérir le monde...

 

 

 


3 – Un film qui a bouleversé votre jeunesse :

Les derniers jours de Pompei. Aujourd'hui encore, je ne peux pas regader la fin trooooop triste de ce film, et je zappe dès que le volcan commence à cracher des flammes...

Sinon, Les enfants du Paradis avec la fabuleuse Garance.



4 – Un film que vous auriez aimé écrire/produire
:

Les Aventuriers, avec Ventura et Delon. Malgré l'agacement prodigieux qui me gagne chaque fois que j'entends ce dernier prérorer dans les médias, j'adore ce film.

 
5 – Un film qui vous a donné envie de faire du cinéma :

Mais qui a dit que j'avais envie de faire du cinéma?

 

6 – Un film que vous avez regardé plus d’une fois :

Alors là, je suis férue de cinoche d'auteur, et j'ai regardé maintes fois 3 hommes et un couffin, Marche à l'ombre, Highlander, Grease...


7 – Le film que vous avez vu en dernier au cinéma :

Depuis que j'ai une saucisse à la maison j'ai découvert les joies de la maternité, je ne vais plus beaucoup au ciné : entre le prix de la place et celui de la baby sitter, autant de suite monter un dossier de surendettement. Donc le dernier film date un peu, mais j'aurais regretté de ne pas l'avoir vu : Inglourious basterds de Tarentino. 

 

8 – Un film dont vous avez regretté d’avoir payé la place :

"Vas-y, c'est super bien, surtout si on a des enfants..." qu'elle m'avait dit!

Plus jamais, ô grand jamais je n'écouterai les conseils de ma soeur, qui m'envoie choper des envies de pendaison devant Il y a longtemps que je t'aime. Et dire que nous avions hésité avec Bienvenue chez les chtis... L'homme poilu m'en veut encore!

9 – Un film qui vous fait réfléchir sur la vie :

Je ne vais jamais voir de films qui font réfléchir, et encore moins sur la vie... Comme ça, je ne suis pas tentée.

 

 

10 – Un film qui vous a donné envie de tomber amoureuse :

Un long dimanche de fiançailles. Je suis fan de Jeunet et pis c'est tout. 

 
11 – Un film qui vous a fait tordre de rire :

3 hommes et un couffin, c'est un de mes must, mais aussi Le dîner de cons.

 
12 – Un film qui vous a révélé un acteur que vous suivez à présent :

Taxi, avec Marion Cotillard. Cinéma d'auteur, vous ai-je dit...

 
13 – Un film qui vous a fait pleurer comme une madeleine
:
Comme une madeleine, faut pas exagérer, mais bon, disons que j'ai versé ma larme sur le final d'Austr
alia. Depuis que j'ai une mouflette, je suis devenue crétine avec les histoires mère/enfant!


14 – Un film dont vous avez aimé un personnage en particulier
:

Erin Brockovich. Je suis aussi fan de Julia Robert et de son sourire à 56 dents.

 
15 – Un film que vous regardez chaque année
:

Highlander, car mon homme est absolument frapadingue de ce film et de sa BO. Pour moi, Amélie Poulain n'est pas mal.

 

Shutter Island

I did it.

 

Comme je vous l'avais annoncé là : j'ai relu Shutter Island, je suis retournée sur l'île aux mabouls.

 
Et j'ai compris quelque chose.
 

 

Attention, je ne dis pas que j'ai compris la fin du bouquin telle que l'a pensée le maestro Lehane, mais j'ai une théorie sur l'épilogue de ce roman haletant...
 
 
Bon reprenons : en 2006, je lis le bouquin et poste la note suivante :

Dans les années 50, deux marshals débarquent sur une île perdue au large des USA pour y mener une enquête. Sur cette île, un hôpital psychiatrique hébergeant de dangereux barjots, tous assassins, dont l'un d'entre eux a disparu en dépit des mesures de sécurité drastiques déployées autour des pensionnaires.

L'ambiance est plantée dès les premières phrases, qui distillent habilement le malaise que ressentent les deux hommes à se retrouver sur ce caillou, au milieu d'un concentré de tueurs foldingues et de toubibs aux méthodes encore… musclées. Très rapidement, on est imprégné de l'atmosphère glauque, collante, malsaine qui semble engluer tous les acteurs dans un rôle étrange et forcé et on suit avec impatience et angoisse les progrès des deux flics.

Jusqu'ici, tout allait bien bien.
Hélas, j'ai eu un problème : je suis pas sure d'avoir bien pigé la fin. J'ai trouvé le dénouement assez brouillon, trop rapidement expédié même si je dois reconnaître qu'il m'a prise de cours. (Faut dire que je ne suis pas une flèche dans ce domaine : je me laisse tellement porter par l'histoire que j'en oublie de cogiter).

En fait, du coup, je me dis - bizarrement - que maintenant que je connais la fin, il faudrait que je le relise, je pense que tout m'apparaîtrait plus clair, que les petits détails me sauteraient aux yeux !!

Mais pfff… y en a tellement d'autres à lire que toute ma vie n'y suffira pas, alors tant pis!

A la suite de cet article, je reçois moult commentaires et mails me demandant des explications sur ce final, chacun se débrouillant comme il peut pour interpréter le dernier chapitre.

Du coup, je décide de le relire cet été afin d'en avoir le coeur net.
 
Ayé.
 
Je viens de le terminer (ok, on n'est plus l'été depuis longtemps, m'enfin bon, crotte).

 

ATTENTION MEGA SPOIL!!!

Ce qui va suivre n'est recommandé qu'aux lecteurs du roman qui se posent des questions. Si vous n'avez pas lu le livre, non seulement vous ne pigerez pas l'aspect crucial de la question, mais ça ne vaut plus la peine de lire Shutter Island, et vous allez passer à côté d'un sacré bouquin!!
 

Voilà ma théorie sur la fin : il est acquis que Edward/Andrew est complètement braque depuis qu'il a dû tuer sa femme, après qu'elle-même - maniaco-dépressive - eût trucidé leurs trois enfants. Ayant déjà pas mal morflé pendant la 2ème guerre mondiale en Europe, il ne s'est jamais remis de ce drame personnel et se fait soigner depuis 2 ans sur Shutter Island, à Ashecliff,  établissement précurseur en matière de psychiatrie.

 
Et depuis 2 ans, Edward/Andrew sert à tout le personnel soignant ses affabulations : il est un marshal venu faire une enquête à la suite de la disparition d'une patiente, et devant le manque de coopération évident de l'équipe, il soupçonne peu à peu l'hôpital de masquer l'anti-chambre de l'enfer. D'après lui, les patients seraient soumis à des traitements inhumains, à des expérimentations inédites et cruelles à seules fins de recherche militaire, le tout cautionné par le gouvernement en ses arcanes les plus mystérieuses. 
 

 

 
Face à ces bouffées délirantes, les deux toubibs Cawley et Sheenan, dans une tentative désespérée de lui faire recouvrer une certaine forme de santé mentale, se proposent alors de mettre en scène cette histoire et montent donc une pièce de théâtre d'un genre particulier, suivant point par point le récit d'Edward/Andrew. Sheenan devient donc à cette occasion Chuck, le co-équipier d'Edward/Andrew.
 

Toute la question est : l'expérience a-t-elle fonctionné?

 

Edward/Andrew a-t-il admis avoir un sérieux pet au casque, a-t-il reconnu qu'il était l'un des patients d'Ashecliff, le patient 67?       

D'après moi non, et du coup, il va finir lobotomisé.

Deux éléments du dernier chapitre me font pencher pour cette hypothèse :
- cette phrase : "Il vit Chuck lever une main en même temps qu'il secouait la tête et Cawley acquiescer d'un air entendu",

- La mention au "grand morceau de tissu", que je pense être le matos pour embarquer l'ex-marshal sinoque direction le bloc opératoire!! 

Enfin, pour avoir entre temps lu un autre bouquin de l'auteur, chroniqué ici, il ne me semble pas que cet écrivain privilégie les fins ouvertes, mais plutôt qu'il donne une vraie explication, ou au moins les éléments nécessaires pour la découvrir!
 
Et voilà, je ne saurais en dire plus mais je suis prête à discuter de toute interprétation inverse : le débat est ouvert. Si ça se trouve, Leonardo, dans le film à venir de Scorsese nous dira ce qu'il en est réellement... ou pas, selon le parti pris de l'adaptation cinoche!!

Les sirènes d'Alexandrie

Sombre descente dans les archives de guerre que nous propose Weerts!

Pourtant, tout ne démarre pas trop mal à Bruxelles pour Antoine, qui hérite
opportunément de l'Alexandrie, un troquet dont les serveuses ne proposent pas que des binouzes pour régaler le client. Mais dans ce monde cruel, Antoine déchante lorsque la violence fait rage autour de son estaminet : Mémé Tartine est retrouvée assassinée, et des skinheads prennent l'Alexandrie pour cible.
Alors que le petit journaleux se concentre surtout sur le moyen de conquérier la belle Sonia, belle-de-nuit à l'Alexandrie, il doit changer son fusil d'épaule et entreprendre des recherches dans le passé de son grand-père. La protection temporaire de Monaco, le caïd local, lui laisse tout juste le temps de mettre à jour les heures sombres de la deuxième guerre mondiale, et Antoine peine à cerner qui était papy, qui semble avoir nagé en eaux bien troubles!!

Un roman qui part du principe que non, tout le monde n'a pas un papy qui a fait de la résistance et cela fait du bien!! Dans une ambiance eighties tristounette, un peu glauque, un peu has been (mais c'est sans doute dû aux jeans moulants de l'époque), un chouette polar.

Inhabituel et belgissime.

L'obligation du sentiment

Martin (et non pas Mathilde, héhé) est revenu.
Louis et Jeanne Maisne, planqués dans leur belle maison, à l'abris précaire de leurs situations professionnelle et personnelle irréprochables, de leur "notabilité", Louis et Jeanne ont les chocottes.
Cela fait pourtant 10 ans que Martin a claqué la porte de la maison familiale, 10 ans qu'ils avaient la paix.
Mais au courrier du jour, une lettre de Martin, leur fils, qui veut leur parler, donc un sale moment en perspective, et surtout, une question : que veut-il?
Exorciser le passé? Régler ses comptes? Leur cracher sa bile?

Évidemment, on lit le bouquin parce qu'on veut savoir ce qui s'est passé,  on veut connaître le drame qui a déchiré cette famille. On est face à un genre de polar, alors on avance, pressentant les faits peu à peu mais ne se satisfaisant que lorsqu'on lit l'horreur noir sur blanc.


Au delà de cette curiosité un peu malsaine, le bouquin me laisse un sentiment bizarre, comme si cette histoire était factice. Y a un truc qui cloche, qui me chagrine et le tout me laisse un peu une impression de carton-pâte. Les personnages sont à la fois trop lisses, trop pervers et manquent de sang et de chair. Martin est trop absent du texte alors que c'est finalement son histoire qu'on parcourt. Sur le fond, cette histoire est bancale, peu crédible, comme si on l'avait inventée de toutes pièces ou qu'au contraire ce soit du vécu qu'on ait voulu aseptiser...

Une déception, un livre désincarné!!

Un dernier verre avant la guerre




 

Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont amis d'enfance, et bossent ensemble. Détectives privés à leur compte, ils font vivoter leur agence jusqu'au jour où une huile leur confie une mission banale : retrouver une femme de ménage noire, disparue avec de précieux documents.

 

Évidemment, les deux compères comprennent rapidement qu'ils n'ont pas toutes les données en main, mais que cette affaire sent bougrement le caca.

 

Lehane met à jour les misérables combines ordinaires des politiciens locaux, prêts à toutes les compromissions avec les gangs locaux pour un peu plus de pouvoir ou de fric. En face, les combats désespérés des petites gens qui, entre came et prostitution, tentent de se faire une place un peu moins merdique dans ce monde qui les traite sans pitié.

 

Le duo Pat/Angie fonctionne à merveille, je me suis pris d'une réelle amitié pour ces personnages un peu bancroches, alors que je déteste en général les flicards loosers. Je ne suis pas dupe non plus, hein, je sais bien que le fait que ces deux-là se tournent autour, mais l'histoire n'est point possible pour le moment, pour cause de gros mari relou, joue à mort. Hinhin, tu es démasqué Dennis!! C'est mal de jouer sur mon côté fleur bleue... 

Lehane a ceci de magique qu'il dépeint des tableaux on ne peut plus sombres, l'humanité dans toute sa noirceur, sordide et pathétique, mais on a l'impression d'être dans un James Bond!!

 

 

On y laisse quand même un peu de tripes...