Moka

 

Comme prévu (bien que plus tôt que ce que j'avais imaginé), j'ai lu un deuxième roman de Tatiana de Rosnay, puisque j'avais été un peu déçue par la fin de Spirales

Encore une fois, j'ai été happée par le style efficace et haletant du livre, qui vous kidnappe et vous force à tourner les pages l'une après l'autre pour savoir. Savoir comment cette maman va gérer l'ingérable : son ado de fils est dans le coma, fauché par une voiture qui s'est volatilisée. Savoir qui a pu s'enfuir après un tel accident, et est peut-être en train de dormir sur ses deux oreilles alors que Malcolm lutte contre la mort. Savoir comment sa mère va retrouver le coupable et l'affronter.

Contrairement à Spirales, la fin est claire, sans équivoque, noir sur blanc. Mais finalement, je crois que le dénouement n'est pas si important. De mon point de vue, cet accident (et ses conséquences) agit comme un révélateur : il cristallise les problèmes de cette famille, et leur permet de passer un cap, de franchir une étape de leur histoire.

La mère de Malcolm est française, son père anglais, et j'ai beaucoup aimé les anecdotes sur ce bi-culturalisme. Le drame permet de mesurer à quel point les réactions et réflexes de survie diffèrent d'une personne à l'autre, d'une sexe à l'autre, d'une nationalité à l'autre.

Le terme Moka revient souvent dans l'histoire, sous différentes formes, appelant parfois un souvenir, parfois une anecdote ou soulignant l'ironie du sort… L'auteur joue vraiment sur ce mot, et le choix du titre prend tout son sens.

Malgré tout, ce roman m'a laissé la même impression que le précédent : il ne me marque pas. Il s'efface petit à petit. Le décalage est immense entre l'espèce de frénésie au moment de le lire, et ce qu'il en reste, la dernière page tournée...

 


Avec tous les livres que nous lisons...seuls les meilleurs nous laisse vraiment une trace..



Pour ma part, tout au contraire, je m'étais tellement identifiée à l'héroïne que j'en suis restée très marquée, de cette lecture. Je me souviens par exemple, vers le début, qu'elle passe des heures avec le cochon d'inde sur les genoux à mesurer l'étendue de sa peur. Je me suis vue, c'était terrible ! Et puis encore une fois, c'est une question de moment, de résonnance, parce que je l'ai lu à un moment où je m'interrogeais sur la pertinence de laisser mon fils aller et revenir seul de l'école, du coup je l'accompagnerai jusqu'à ses 35 ans, je crois bien ;o))Pour moi, le meilleur roman de Tatiana à date.Mais c'est sans doute le coeur d'une maman qui parle :-D



"Avec tous les livres que nous lisons...seuls les meilleurs nous laisse vraiment une trace.." he oui, je ne suis qu'un petit auteur, qui ecrit des petits romans !:)mais qui aime bcp avoir des echanges avec ses lecteurs, meme si ce n'est pas toujours facile à lire !:)



Mon Dieu...toute cette fausse humilité est exaspérante. Vous n'auriez pas également le mail de Michel Drucker par hasard? Choupynette et Cuné, vous pronez un magnifique amour de la littérature : le moment de lecture, les résonnances avec le nombril, la banalité de la vie de la mère au foyer, que c'est beau...Désolé d'intervenir ainsi Mademoiselle so, contre vos amies, mais avec tous les commentaires que je lis sur les blogs...seuls les meilleurs m'inspirent...(points de suspension qui en disent long sur ma vanité, attention, effet de style, subtilité...olalalaaaa...vos amies m'intimident...)Au fait, ca vous intéresserait de me lire? Sourire...rassurez vous, je ne suis ni un petit ni un grand auteur, d'ailleurs, mon texte n'est ni bien ni nul...tout le monde il est beauuuuuuuuu, tout le monde il est gentiiiiill...lalala..."On ne sait s'il y a une crise de la littérature, mais il crève les yeux qu'il existe une crise du jugement littéraire" Julien Gracq, La Littérature à l'estomac Respectueusement,MF



Mais c'est justement là où vous vous trompez, Michael Flame, nous ne faisons pas de "jugement littéraire", encore moins n'écrivons de "critiques". Nous rédigeons des commentaires, des ressentis de lecture, pour ceux que ça intéresse, dans le monde "des gens normaux", des petits hors littérature, si vous voulez. Il n'y a pas trace de mépris chez nous. Chez vous, par contre...



Je n'ai pas dit que vous faisiez des jugements "littéraires" Madame, que je sache...et je vois mal comment...Je citais juste Julien Gracq ; vous vous êtes sentie visée par mon ressenti de lecture sur vos commentaires? Il ne faut pas...Respectueusement,MF



J'ai beaucoup aimé ce roman et pourtant je suis comme toi je n'ai pas d'enfant, mais je n'ai pas eu de mal à rentrer dans la peau du personnage tellement j'ai ressentit à travers ces mots sa souffrance, alors je ne pense pas qu'il suffit d'être une maman pour s'identifier au personnage. Mais comme tu le dis il y a des livres qui touchent différemment le lecteur et c'est tout aussi intéressant de pouvoir partager nos divers sentiments. ;-)



J'ai envie de défendre les bloggeuses. Ce sont de simples lectrices (comme moi), et c'est pour cela que je viens avec tant de plaisir sur leurs blogs. Moi aussi,quand je lis,  je reste une mère de famille, épouse, femme, citoyenne... ,  je ne suis pas un critique littéraire (ce qui ne m'empêche pas d'apprécier l'écriture, le syle...). Je pense qu'elles fonctionnement de même.Certaines ont une formation littéraire, d'autres non,  et c'est qui est intéressant à mon sens. Ceci est également valable pour les blogeurs hommes naturellement.



Ouahhh....bravo So, très bien ta réponse!Attention à vous Mr Flame, les gentiiiiiilettes blogeuses savent sortir leurs griffes quand il le faut! Je continue à limer les miennes bien pointues, au cas où le besoin s'en ferait sentir.



So, te prend pas la tete avec l'aut' conasse de MF de mon cul... Plus ca va, plus je remarque que la toile est pleine de bien pensants, vachement surs d'eux, et  vachement forts pour essayer de laisser des commentaires qui cassent. Je me suis fait moi meme fait casser recemment sur un blog de pseudo- musicos de mes couilles. J'ai prefere lacher l'affaire.Ils se branlent devant leur ecran en essayant d'etre ironiques... Ce que je suis exactement en train de faire moi meme. Ahahaaaa...c'est bon... Note que j'ai egalement visite le blog de la morue (c'est bien chez toi que j'ai trouve le lien ?), qui m'inspire plus que je ne veux bien l'admettre, surtout au niveau de mon vocabulaire, je crois. C'est tellement agreable d'ecrire des gros mots ( a defaut de grands textes...)Tant qu'il y a du plaisir, apres tout... Hey, MF! Va te faire dilater la rondelle dans le Peloponnese !



Voilà c'est fini, j'arrive trop tard...Attaque au verbe, parade au nom commun, estocade à l'adjectif...Ce fût une belle tantative de bataille au bloglaser gagnée haut la main par, YES, SO! So! So! So!Hurle et scande la foule en délire.



c'est l'éclate sur ton blog ma jolie so !!! j'avoue qu'en lisant tous ces échanges, je n'ai pu empêcher de m'esclaffer bruyamment (et quand je ris, ça fait vraiment du bruit comme tu le sais...). d'abord le 1er revers de tatiana, puis une entrée fracassante de MF, suivie de ton revers du droit - que j'ai bien aimé - et la montée au filet de louis, alors là respect !



Eh bien je ne dirai q'une chose, piquée à Chacha, 15 ans, lol et mdr !:))


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