Le manoir des Immortelles
Jusqu'à présent, j'étais sûre qu'en me plongeant dans un nouveau Jonquet, j'en ressortirais encore plus convaincue que cet auteur mérite sa place dans mon top 10 perso.
J'ai encore en mémoire les fabuleux Mygale, Ad vitam aeternam, et Mémoire en cage ; les très bon, Moloch, et Les Orpailleurs. Le secret du rabbin m'avait moins plu, mais j'avais attribué ce manque d'intérêt au sujet de l'histoire, auquel j'étais restée assez hermétique.
Me voilà donc partie à la découverte du Manoir des immortelles, petit opus trop vite lu.
On retrouve des thèmes chers à Jonquet : la mort, la prostitution, les femmes… autant d'éléments qui composent habituellement un cocktail magique.
Et ben là, je trouve qu'il ne s'est pas foulé!!
Pourtant, l'histoire s'engage plutôt pas mal : d'un appartement, un étrange gus nommé Hadès espionne les clients d'une prostituée qu'il identifie par des numéros. Il les suit pour parvenir à identifier leur profession, qui selon des critères assez mystérieux, lui permet de les classer dans deux catégories : à éliminer ou non. Ainsi, n°52 ne le sait pas encore, mais il n'est plus qu'un macchabée en sursis…
La suite est traitée un peu rapidement, bâclée j'ose même dire!! Point de ce final qui monte en puissance et qui surprend à chaque ligne auquel l'auteur m'a habituée, mais une conclusion un peu téléphonée, et pour autant pas très claire…
Bref, une belle déception, mais j'ai trop apprécié ceusses visés plus haut pour lui en tenir rigueur, et je m'en vais de ce pas effacer cette mauvaise pioche par un nouveau : j'hésite entre La Belle et la Bête et L'enfant de l'absente!!
Moralité :
En matière de polar
Mieux vaut une bonne prod ricaine
Qu'un mauvais frenchie
Un excellent Coben
Qu'un Jonquet pourri
Voilà une bien vrai moralité Que La Fontaine n'aurait pas reniée :o)
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