La Mariée mise à nu

 

Les critiques que j'ai lues sur ce bouquin étaient unanimes : il est génial!

D'ailleurs, je vous les mets de suite : si vous avez envie de lire ce livre et que vous l'achèterez de toute façon, votre intérêt sera conforté par l'avis de Cuné et celui de Tatiana.

Si votre PAL est décidément trop longue ou votre compte en banque mourrant, lisez cette note.

Quoi? je vous commande? Ouais. Je fais ce que je veux chez moi, d'abord.

Bon, entrons dans le vif du sujet : La Mariée est le journal intime d'une femme qui vient de disparaître. Sa mère trouve le journal et le publie, une fois remise du choc de la lecture.

En effet sa fille, que tout le monde imagine heureuse et épanouie, a couché sur papier ses états d'âme et les aventures de sa vie conjugale et extraconjugale. Mariée à un homme qu'elle pense aimer, elle le soupçonne rapidement (en fait, pendant leur voyage de noce, c'est dire) de coucher avec sa meilleure amie. Du coup, elle déprime complètement et se trouve un amant en la personne d'un puceau hispanique qu'elle forme à l'amour physique. Sans vous dévoiler la fin du bouquin, je vous rassure : tout finit plutôt bien.

Les chapitres sont très courts (2 pages environ), et tous commencent par un conseil, issu d'un vieux bouquin de conseils aux jeunes femmes, dont certaines citations surannées prêtent à sourire. Le style est fluide et le bouquin se lit très vite.

Pourtant, j'ai du mal à croire qu'on puisse se retrouver dans cette bonne femme qui m'a paru à la fois naïve, docile, désoeuvrée, et surtout très cruche. Lire ses choix et ses atermoiements m'a fait l'effet de regarder un doc animalier sur une espèce inconnue... Je n'ai pas une seconde réussi à m'identifier à cette pauvre fille qui m'a fait pitié (ah bon, le mariage c'est pas comme dans les films ou les contes de fée?) et dont j'ai trouvé les remarques pathétiques...

Quant au sexe, certes, elle en parle beaucoup, elle appelle un chat un chat et elle l'écrit. Ok, super, mais les passages concernés sont aussi évocateurs qu'un mode d'emploi de four micro ondes...

Bref, cette année démarre en dents de scie, entre de super découvertes et de grosses déceptions (et encore, je ne vous ai pas parlé de Rue Katalin, le deuxième opus de Magda Szabo dont j'avais adoré La Porte, et qui se désunit complètement... ;-/)

 


Comme quoi... on n'a pas toutes les mêmes sensibilités ! Tu sais quoi ? je viens d'abandonner "Rue Katalin" et j'attends un avis, car j'ai complètement bloqué dès le début ! Je n'ai pas lu "la porte" dont tout le monde dit du bien. Je tenterai. Je  connaissais l'auteur avec "la ballade d'Iza". C'est pour cela que je me suis empressée de l'emprunter...



Ah dommage ! J'avais trouvé une sincérité désarmante qui sublimait en quelque sorte les côtés pathétiques. Le fait qu'elle l'ait d'abord publié anonymement, me semble-t-il, fait qu'elle n'a pas triché un instant, et que oui, parfois, j'ai pu m'identifier. Bref, j'ai été touchée, et intéressée, mais un puriste dirait encore que là n'est pas le but de la littérature, tout ramener à ses petites vues de salon... :-DBon j'aurais aimé que tu aimes, mais ce sera pour une prochaine fois ! ;o)



Muriel Barbery a eu chaud alors, elle qui nous rassemble justement ;o))(Pour la BD, voir le blog de Clarabel, elle a aimé aussi)


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