Présent ?

Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'un essai mais d'un roman sur le naufrage de l'éducation nationale.
Enfin, faut le dire vite puisque le récit ressemble davantage à une chronique qu'à un roman.
À coup de petites phrases hachées et rapides, l'auteur dresse le portrait rapide des personnages fréquentant un collège de banlieue parisienne. Tour à tour apparaissent les différents profs, la principale, l'homme à tout faire, les délégués de classe, la forte tête, la fille paumée et artiste…
Les chapitres sont courts et comme chacun est consacré à un personnage, on a l'impression de regarder tourner un manège dont les figures disparaissent aussitôt, et sont remplacées par d'autres, sans approfondissement.
Ça fait maintenant quelques années que j'ai quitté les bancs du collège, et l'esquisse de celui-ci n'a réveillé aucun échos en moi : je ne suis pas allée au même endroit!
Peut-être l'école a-t-elle bien changé, ce qui est sans doute vrai, mais j'ai vraiment trouvé cet établissement et ses personnages outrés :
Ø Le prof est soit un idéaliste découragé et vaincu soit un psychopathe revanchard décidé à tous se les faire, ces petits bons à rien d'élèves,
Ø La documentaliste, qui seule, arrive à éveiller les bambins autour d'un atelier de lecture facultatif parce qu'elle leur parle gentiment et ne les saoule pas avec les règles de grammaire (ce dont sont incapables les enseignants, vu qu'ils doivent noter les gamins, cqfd).
Ø Le caïd de l'école est en fait un malheureux incompris dont la violence est surtout dirigée contre lui-même mais marche vers sa rédemption grâce à une soudaine découverte de Kafka (et grâce à l'atelier de lecture).
Ø La prof de SVT est une midinette provinciale névrosée qui ne supporte pas la vie en banlieue loin de son amoureux resté au bord de la mer et déserte les cours…
Ø Le comble survient avec la rêveuse qui culmine à 5 de moyenne annuelle, mais dont tout le monde découvre qu'elle dessine divinement lorsqu'un des délégués (amoureux de la jeune fille) remet lors du conseil de classe à chaque prof son portrait, lequel portrait fait ressortir la vraie personnalité de chacun croquée par l'artiste.
Breeeef, je n'ai vraiment pas été convaincue par ce petit bouquin, que je trouve plutôt léger, inutile et caricatural : pas de solution, pas de proposition, juste des plaintes déjà entendues mille fois (manque de budget, etc…) et des histoires individuelles qui auraient pu inspirer les scénaristes de l'Instit…
Edit du 24/03 : j'ai retrouvé l'article de Laure qui m'avait donné envie de découvrir ce livre.
J'ai la même impression que toi sur cet ouvrage: inutile et caricatural, à croire que c'est la mode de tirer sur l'édcation nationale...
Ah ben ça me fait plaisir, je commençais à croire que c'est moi qui ramais à contre courant avec mes bougonnements. Evidemment, je me doute que l'EN est loin du monde des Bisounours, mais ce n'est pas ce bouquin qui va aider à quoi que ce soit...
Non ce n'est pas un livre qui va aider à quoi que ce soit, mais je trouve que ce roman est un concentré d'humanité.
Heuuu petit lecteur anonyme c'est moi !
Ah mais je n'y ai trouvé que des clichés et une espèce de fatalisme déprimant ;-)
Je n'ai pas lu celui-ci mais il ne me tente pas du tout. Par contre j'avais bien aimé "Les demeurées", un tout petit roman tout en délicatesse.
En fait ce bouquin m'a un déçue : je n'ai pas aimé la façon de traiter le sujet, et le style ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
Je crois que je ne suis pas trop fan de cet auteur , même si se faire un avis sur un seul bouquin est un peu radical, je le reconnais ;-))
j'ai bien aimé les demeurées,
celui là, à t'entendre est bien moins interessant... tu m'as fait sourire en tout cas, mais je n'ai pas envie de le lire du coup...
Je vais aller faire un tour chez florinette lire ce qu'elle en dit ;)
En relisant ma note, je me dis que j'y suis allée fort, comme souvent quand je suis déçue. En tout cas, je n'ai pas retenté cet auteur depuis ;-)
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