Le syndicat des pauvres types

Quand je me rends à la bib, c’est munie d’une liste de bouquins dont j’ai glané les titres au hasard de mes trajets sur la toile, au fil des blogs. En général, j’en ressors alourdie de 6 volumes, dont 1 ou 2 - au grand maximum - figurent sur cette liste.

Chaque fois que je tombe sur un bouquin nul, je me dis qu’on ne m’y reprendra plus, et que c’est bien fait pour moi, je n’ai qu’à m’en tenir à ma liste de valeurs sures et évider de baguenauder dans les rayons, à la merci des titre aguicheurs, des reliures implorantes et des étiquettes « découverte » signalant un coup de cœur. Mais il n’y a rien à faire : je tombe toujours dans le panneau…

 

***

 

A 44 ans Antoine Blin est un pauvre type. Fonctionnaire employé au tri postal, sa vie est d’une affligeante vacuité : pas d’amoureux/se, pas d’ami avec qui sortir, même pas un animal à balader. La seule femme qui se soit jamais intéressée à son cas l’a fait par correspondance et dans le louable but de lui piquer de l’argent, mais il garde toute de même son portrait, vu qu’elle est la vraiment seule…

Par dessus le marché, Antoine est obsédé par une odeur corporelle nauséabonde qui lui colle à la peau, et que tous les déodorants n’arrivent pas à masquer en cet été caniculaire. Entre deux douches il tourne, va, vire, se promène, revient… Antoine s’ennuie.

 

Un beau jour, il est accosté par un type qui lui annonce avoir reconnu en lui le paradigme du pauvre type et lui propose de rejoindre leur association dans un but assez peu clair. Il s’agit de s’allier, d’obtenir une réhabilitation et de « réapprendre à vivre malgré tout »... La seule condition pour en être, c’est qu’il admette sa nature profonde en signant la phrase : « je suis un pauvre type ».

Blin est surpris, étonné, mais pas emballé. Irrésolu, il hésite, balance, attend, tergiverse avant de se rendre au siège de cet étrange syndicat afin d’en apprendre un peu plus.

 

L’ennui du pauvre Blin est communicatif, j’ai cru que le temps s’était arrêté avant la fin du bouquin. C’est comme si la touffeur de ces mois de forte chaleur évoquée dans le récit était contagieuse et que l’auteur s’était laissé engluer dans une torpeur un peu glauque… La fin est étonnement sans surprise (ben oui, je nourrissais quelque espoir d’un coup de théâtre), et ne sauve en rien le bouquin…

 

Cette fois, on ne m’y reprendra plus…


Moi aussi, je me fais souvent avoir à la bibliothèque.



Ca me rassure...



Même problème que toi à la bib, enfin dans mes bib. J'y suis allée ce matin d'ailleurs... Il aurait pu être sympa ce livre. Je crois que je l'aurais choisi. Je ne ferai pas l'erreur ! Merci.



Des fois je dis, ça dépend, ça peut plaire à d'autres gens, tout ça. Mais là, non... Rhooo, je suis vilaine.


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