Le Serment des limbes

 

Mathieu Durey – 35 ans – est un flic parisien solitaire, efficace, qui ne rechigne pas à l'utilisation de méthodes musclées pour exercer son métier. Catholique convaincu et pratiquant, il lutte contre le Mal au quotidien après quelques années de séminaire à Rome et une expérience humanitaire au Rwanda qui l'a marqué de façon indélébile.

 

Son meilleur ami Luc Soubeyras, flic également, partage ses convictions et son combat, mais affiche une foi plus exaltée, une spiritualité enflammée.

 

Lorsque ce dernier atterrit aux urgences, dans le coma après une tentative de suicide, Durey ne peut croire que son pote ait attenté à ses jours et se met en quête de l'historique des événements qui ont conduit à cette presque mort.

Très vite, ses investigations personnelles le mènent dans le Jura, sur les traces d'un meurtre mystérieux : le cadavre d'une jeune femme, dont le bas du corps avait atteint un état de décomposition très avancé, alors que le buste était mieux conservé et le visage parfaitement identifiable. Malgré la mauvaise volonté évidente du juge et des forces de l'ordre, observant une omerta totale sur les éléments de l'instruction, on ne la fait pas au gars Durey, qui avance peu à peu et démêle les voies – pourtant impénétrables – du Seigneur.

 

Dans la série "Polar et soutane", on se situe plutôt dans le registre L'exorciste que dans celui de Don Camillo, avec ce qu'il faut de satanisme, miraculés de Lourdes, diableries et perversions, sectes secrètes et éminences vaticanesques.

Si la dimension mystique a été pour moi une nouveauté chez Grangé, j'ai retrouvé sa griffe à chaque ligne du roman : le monde interlope des flics parisiens, les indics agissant dans des univers nocturnes surréalistes, colorés et sulfureux, le fait divers en province (de préférence dans une contrée montagneuse), le lonesome héros-flic taciturne, célibataire et un peu violent torturé par son passé, l'aspect scientifique de l'enquête policière.

 

Sincèrement, je n'aurais jamais ouvert ce bouquin si on ne me l'avait prêté, m'assurant qu'il était très bon. Emballée par Le vol des cigognes et Les rivières Pourpres, j'avais été suprêmement déçue par les épilogues du Concile de Pierre et de L'Empire des Loups. Je n'ai du coup même pas lu La Ligne noire.

 

Et pourtant, je dois reconnaître que cet opus est tout de même foutrement bon!! Point d'épilogue foireuse et décevante, qui retombe comme un soufflé après 600 pages de course effrénée, point d'explication ésotérico-chamanique confinant au ridicule.

 

À mon sens, une des meilleures cuvées de l'imaginatif écrivain parisien!!


Si tu vénères alors... on n'a plus le choix! :o))



En effet, je trouve qu'il est vraiment valable!!



J'ai lu, aimé et pas aimé les mêmes romans de Grangé que toi! Je vais regarder à la biblio du CE si elles ont acheté celui-là: je l'emprunterais. Les polars je ne les achète pas, en général...



Ah c'est rigolo, ça.

Moi, ça dépend des polars : certains sont culte et garnissent mes étagèrent, mais pour la grande majorité, ça va et vient rapidement... Je les donne, les emprunte, les vends etc.


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