Le palanquin des larmes

Née en 1936 dans une Chine qui va peu à peu basculer dans le communisme le plus absolu Chow Ching Lie narre son histoire, celle de nombreuses femmes chinoises de cette époque : entre traditions séculaires et modernisme galopant.
 
Ching Lie mène une vie plutôt favorisée dans une famille qui a travaillé dur et peut se targuer d’avoir atteint un niveau de vie confortable. Préférée de son père, elle se partage entre ses frères et sœurs et l’étude du piano qui la passionne.
Mais sa mère, mariée très jeune et hantée par le spectre de la pauvreté, est obsédée par le fait de lui dégotter un riche mari, pour la mettre à l’abri du besoin, ce qu’elle considère prioritaire.
Vendue à 13 ans à un mari qu’elle n’aime pas, Ching Lie doit abandonner le piano et se soumettre à sa belle-famille, comme le veut la coutume. Sa famille se satisfait d’avoir réussi à dégotté à la fillette un soupirant plus que fortuné, et ne comprend guère la révolte qui l’anime face à ce destin que nombre de prétendantes lui envient…
 
 
Selon comment on voit les choses, Ching Lie est née à la bonne ou à la mauvaise époque : son pays se métamorphose et elle est sans cesse tiraillée entre une façon de vivre extrêmement moderne et le respect qu’elle voue à sa famille malgré des coutumes parfois obscurantistes.
Son point de vue sur les événements politiques qui vont marquer le pays, bien qu’il ne soit pas toujours objectif est vraiment intéressant et permet d’enrichir le récit, de le situer dans un contexte particulier.
 
Le palanquin des larmes remet en mémoire des personnages tels que Tchang Kaï-chek, Chou En-Laï et Mao, mais vous apprendra aussi que les enfants qui ne parlent pas encore peuvent voir les fantômes et que selon la tradition, un grand bonheur annule trois malheurs !!
 
 
 
Un seul regret : le titre des chapitres est une sorte de résumé de ce qui suit, indiquant les événements clés qui sont contés ce que je trouve assez énervant. Bien qu’on ne soit pas dans un polar, j’ai du mal à me passionner pour un chapitre si je sais déjà que le malade va guérir ou que le gars avec qui l’héroïne va prendre le thé au jasmin va devenir son mari !!

Le palanquin des larmes est dans ma liste de livres à lire depuis quelques temps déja. Merci pour cette critique qui m'y refait penser...



De rien, de rien !!



J'avais bien aimé le film, je tenterais bien le livre.



je n'ai point vu le film, mais à l'occasion, ce sera avec plaisir que je verrai l'adaptation.


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