conjurationdeslivres.com
Que trouve-t-on ici? Mon subjectif avis sur les livres qui m'emballent, me font rire, me dépriment ou m'agacent... et aussi des incongruités, lignes ou mots curieux en forme de pieds de nez. S'ils me font rire, j'ai envie de vous les montrer, tant mieux si vous partagez ma réaction...
Flanez, lisez, cliquez, commentez, survolez, et revenez!
L’Immeuble Yacoubian

Si tout le buzz autour de ce bouquin ne vous a pas encore convaincu qu’il fallait le lire, je ne peux probablement rien faire pour vous, mais je vais quand même ajouter ma pierre à l’édifice de compliments érigé autour de ce roman égyptien, des fois que…
L’immeuble dont il est question est un édifice ancien du Caire, initialement prévu pour accueillir des habitants aisés dans de grands appartements. Au fil du temps, les terrasses ont peu à peu logé des employés de maison, puis sont carrément devenus des logements pour de nombreuses familles populaires.
Ainsi, les routes de divers habitants se côtoient, se croisent, s’entremêlant parfois.
L’auteur nous présente ainsi avec tendresse et ironie différents personnages, comme Taha le candidat malheureux au concours de la police qui vire islamiste extrémiste, Hatem homosexuel malheureux en amour, Boussaïna la belle pépette qui choisit la facilité et laisse les hommes profiter de son joli corps, ou encore Azzam qui n’aspire qu’à réussite électorale et pouvoir.
Chacun suit son chemin, à la recherche d’un rêve ou un fantasme, de l’amour, d’un peu de pognon, de pouvoir ou d’un équilibre intérieur… Chacun avec les armes et les valeurs dont il dispose : sincérité, courage, mauvaise foi, rouerie, duplicité ou candeur.
El Aswany dépeint la société égyptienne dans toutes ses contradictions et ses richesses, avec une grande modernité dans les thèmes et dans le style, en évitant à la fois fausse pudeur et provoc gratis.
Lire pareille chronique est un régal de chaque instant, je ne sais pas ce que donne l’adaptation cinoche, mais personnellement, je suis fan !
InColdBlog a beaucoup aimé aussi, ainsi que Florinette.
ta petite chronique me donne vraiment envie de me plonger dans ce bouquin, je l'avais déjà feuilleté car en tête de gondole de toutes les bonnes librairies suite à la sortie du film et j'étais déjà sous le charme de la photo de la couv (des fois, ça tient à peu de choses...). une fois que j'aurai fini de rigoler en lisant "petits suicides entre amis" de paasilinna (un vrai régal !!!), je pense prendre la direction de l'égypte.
et n'oublie de rajouter dans ta PAL "le fils du vent" de mankell...
bises la miss ;-)
Oui, oui, tu as raison, je suis sure que ça va beaucoup te plaire... Et c'est tout aussi sympa que Paasilinna, quoique dans un autre genre, plus ensoleillé ;-)
Pour Mankell, j'ai noté, j'attends qu'il revienne à la bib, début septembre théoriquement.
Je l'ai lu il y a quelques jours et cette lecture m'a beaucoup plu également; même, si j'ai parfois été écoeurée par l'attitude de certains personnages, leurs conditions de vie: ce livre a le marité de nous montrer la vérité en face...
Au fait, So, Félicitations!
Toi, t'es allée faire un tour chez Cuné!! ;-))
Merci!!
Les nuits sont un peu dures, et les chroniques pas évidentes à faire en temps et en heure, mais qu'est-ce qu'on rigole...
En effet, la vérité toute nue est parfois dure à digérer, mais c'est aussi ça qui est chouette dans ce récit, où on oscille entre de belles histoires d'amour et une réalité plutôt dure et sordide.
Poster un nouveau commentaire