Le parfum d’Adam

En France, l’action des écolos apparaît souvent au mieux tournée vers de la politique politicienne, et au pire comme de gentilles fantaisies d’un parti désorganisé et miné par de sournoises querelles internes.
Mais il n’en va pas partout de même. Aux US notamment, l’action militante écolo peut se révéler extrêmement violente, menée par des organisations résolues et agissant selon des buts déterminés par des théories philosophiques réelles – auxquelles on adhère ou pas. 
Dans ce contexte, le pseudo sabotage d’un labo européen par une jeune militante se trouve avoir des répercussions mondiales, menaçant la planète d’une épidémie de choléra mutant. Les Nouveaux Prédateurs, écolos extrêmes, tentent une action d’envergure pour préserver la planète.
 
Dans le camp opposé, deux agents vont tenter de sauver le monde : Paul et Kerry allient une expérience d’anciens espions à un job de médecin pour l’un et de psychologue pour l’autre. L’agence privée Providence reforme leur binôme de super héros afin d’identifier les méchants, les neutraliser et circonscrire le danger.
 
Je me lasse peut-être de Rufin, mais je dois avouer avoir moyen accroché à ce « thriller planétaire ». Au-delà de l’enquête que j’ai trouvée convenue, j’ai davantage été intéressée par la description détaillée des mouvements écolos tant sur le plan historique qu’idéologique. D’ailleurs, la postface sur les sources du roman est passionnante.
 
Les adeptes de la Deep ecology déclarent l’humain coupable absolu de crimes contre les autres espèces et contre la planète en général, et son éradication, ou à défaut la diminution notable de ses représentants, apparaît indispensable aux éco-terorristes. On est bien loin de l’action écolo nationale, qui se cantonne pour le moment à conseiller de prendre des douches et de trier ses déchets !!
 
Sur le sujet des écolos mode hard, je vous recommande une nouvelle fois le truculent Gang de la clé à molette, roman culte d’Edward Abbey, à l’origine du passage à l’acte de moult mouvements américains, cité par Rufin dans ses sources.

J'ai laissé tombé ce livre à la moitié environs. J'ai trouvé qu'en dehors du thème, il n'avait rien d'originale.



C'est drôle, car avec ce roman j'ai lu beaucoup de divergence d'opinions, on n'aime on on n'aime pas et pour l'instant c'est 50/50 ! ;-)



En fait, c'est surtout que j'ai été déçue par rapport aux autres écrits de l'auteur que j'avais beaucoup aimé, je parle surtout de Globalia.


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