L’homme qui marchait avec une balle dans la tête

 

Parce qu’on peut être un petit gangster qui prend son pied à braquer les banques avec 2 potes, prendre une balle en plein tronche et continuer à vivre quand même.

Jean-Pierre est un fils d’émigrés italiens qui refuse de suivre le droit chemin et se complait dans l’argent facile et le « haut les mains ». Sa famille apprend la nature de ses activités lorsqu’il dévalise un guichet dans lequel se trouve sa sœur, venue ouvrir un compte.

Un premier séjour de 5 ans en prison ne démotive en rien sa vocation de monte-en-l’air ; aussitôt sorti il retrouve Gros Marc et Bruno, et le trio reprend du service avec insouciance.

Et un jour, arrive ce qui devait arriver, les Pieds Nickelés se font choper – connement, en plus – et dans le feu de l’action, une balle se loge dans le crâne de JP.

 

Je ne sais pas si l’auteur a voulu une parabole sur l’expression « prendre du plomb dans la tête », mais le résultat est déroutant. J’ai eu un mal fou à accrocher au style, lisant la moitié des phrases, en sautant quelques unes pour revenir un peu plus haut ; et j’ai eu le sentiment que certaines phrases ne servaient strictement à rien, comme si elles étaient purement esthétiques. Je les trouvaient inutiles, redondantes et ma lecture en patinait un peu dans la choucroute.

Et puis je ne sais pas si le plomb du cerveau de JP a eu aussi un effet sur moi, mais je me suis peu à peu attachée à ce looser tranquille, cet handicapé qui survit à tout. Je l’ai pris en amitié et j’ai souhaité qu’il finisse ses jours avec Élisabeth au soleil du Midi...

Finalement, j’aurais aimé que cette espèce de conte moderne soit jute un poil plus long !

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