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Que trouve-t-on ici? Mon subjectif avis sur les livres qui m'emballent, me font rire, me dépriment ou m'agacent... et aussi des incongruités, lignes ou mots curieux en forme de pieds de nez. S'ils me font rire, j'ai envie de vous les montrer, tant mieux si vous partagez ma réaction...
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La cité des jarres
Deuxième polar offert dans le cadre du swap. Après une virée aux US via les méfaits de Bernie le libraire cambrioleur, me voilà projetée en Islande, sur la piste du meurtrier d'un violeur en série.
A priori, ce meurtre est étiqueté comme "typiquement islandais" par les enquêteurs, soit sans intérêt ; mais l'enquête va évidemment faire ressortir qu'il n'agit pas d'un crime bête et méchant. Et pourtant, dans aucun autre pays au monde cet assassinat n'aurait pu avoir lieu. Parce que la population islandaise, isolée depuis des milliers d'années des mélanges, présente des caractéristiques exceptionnelles…

Le fantôme de Kurt Wallander rôde pas loin. Il pleut sans arrêt, le commissaire Erlandur mange mal, dort peu, travaille beaucoup et déplore que sa fille soit une junkie névrosée mais ne sort pas pour autant de son rôle de spectateur passif, plutôt étrange pour un père. Je suppose toutefois que c'est en lisant les autres opus mettant en scène ledit commissaire que j'en saurai plus sur les mystères de sa vie privée.
Et encore, Mankell situe ses polars en Europe, et même si je ne connais rien de la Suède, je peux encore imaginer ce pays. Mais Erlandur mènerait son enquête sur Mars qu'elle me semblerait moins surréaliste : des prénoms à coucher dehors (Grétar, Gunnar, Fjola et mon préféré : Sigurdur Oli), pas de noms de famille, un mobile un peu spécial, bref, pratiquement de la science fiction!
Ce polar est pour moi un ovni et je ne sais pas trop quoi en penser.
L'intrigue est curieuse mais le climat vraiment sombre et plombant, ce qui me gonflait déjà chez Mankell alors, faut voir.
Un petit tour du côté de La femme en vert devrait m'éclaircir les idées.
Avec la femme en vert et les suivants, effectivement, les mystères de la vie privée d'Erlendur s'éclairent. Mais pas le climat qui restera pesant et sombre, à la limite de la claustrophobie, mais c'est aussi comme ça que j'imaginais l'Islande, petit pays fermé (géographiquement) peu peuplé, où on doit avoir l'impression de tourner en rond et de rencontrer toujours les mêmes personnes.
Je viens d'égayer mes courses d'un petit achat compulsif de bouquins : La femme en vert et Le Montespan font désormais partie de la vaste pile (tellement vaste que cette pile est devenue horizontale, au passage).
On va voir ce que ça m'inspire... Je crois en fait que je n'avais aucun a priori sur ce pays, c'est peut-être aussi ce qui me trouble ;-))
C'est par celui-ci que j'ai envie de commencer pour bien comprendre cet inspecteur et continuer ensuite avec la femme en vert dont j'en entends que des éloges !!
Ouais mais nan, c'est une fausse bonne idée, Florinette, je viens de finir La femme en vert, et il vaut mieux le lire en premier, rapport à la vie privée d'Erlendur, et notamment de sa fille.
T'es pas obligée de me croire sur parole, mais je pense que c'est mieux comme ça. Mais bon, rien d'obligatoire non plus parce que ça ne gêne pas les enquêtes.
pour etre alle en islande et pour avoir lu ce livre par la suite, l ambiance dans laquelle se deroule l intrigue m a parrue tres realiste... j imagine sans aucun probleme la pluie, le vent, le froid, reykiavick, keflavic, son cimetiere et ses tombes entourees de petites barrieres
...
en ce qui concerne les noms de famille des heros je crois me souvenir que labas en islande les gens n en n ont pas... ils s appellent jean fils de pierre ou dorothee fille de nathalie. ca ne semble pas poser reelement de problemes a l etat civil etant donne que les islandais sont moins de 200000 sur l ile (dont 180000 habitent la capitale).
voila, j ai quelques photos qui trennent sur mon blog de mon sejour en islande qui peuvent illustrer un peu le temps qu il fait labas.
a plus sophie.
arno.
ps: pour une histoire qui se deroule encore plus au nord (groendland) j ai beaucoup aime "le jour avant le lendemain" de jøhn riel. un beau conte vite lu.
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