La Chine m'inquiète

Babelio le généreux m'a envoyé cet essai sur le grand défi de la Chine d'aujourd'hui, qui entre dans une phase de récession alors même que les grands travaux doivent commencer pour que le pays fasse partie du monde au rang des nations développées.

N'étant pas une habituée des essais, j'avoue avoir eu du mal à entrer dans le vif du sujet, d'autant que j'ai trouvé le déroulement pas clair et difficile à suivre.

La vraie raison est sans doute que je ne connais rien de la Chine, en dehors de l'imagerie d'Épinal, véhiculée par les reportages redondants concernant en général la contrefaçon, les déplorables conditions de travail ou l'arrivée massive des jouets chinois sur les marchés occidentaux. Je comptais un peu sur ce livre pour m'éclairer de ses lumières et atténuer mon ignorance sur ce pays.

Hélas, je me suis vite rendue compte qu'une connaissance minimale du sujet était exigée pour mieux percevoir le propos de l'auteur. Peut-être même aurais-je du lire le premier volume de Jean-Luc Comprendre la Chine d'aujourd'hui, puisque cet opus en est la suite. Mais on va tout de même pas pousser mémé dans les orties : je lis un bouquin utile (catégorisation proclamée par mon homme, utile s'opposant à futile, i-e les romans et autres niaiseries que j'affectionne mais qui ne m'aident que peu à comprendre le monde dans lequel nous vivons et de là, ne me font pas progresser) par décennie, et ne suis pas décidée à doubler mon score sur un coup de tête.

 

Sur le fond, je n'ai pas de commentaire à faire : au détour de chaque chapitre m'est révélé une nouveauté, un scoop sur ce grand pays, donc je ne vais raisonnablement pas me plaindre, même si je me rends compte que je serais bien en peine de faire la synthèse ou le résumé de l'œuvre! Les notions abordées sont un peu absconses pour moi, qui ne pratique pas le Guomindang tous les jours et ignore ce que sont les "cent noms", lâchés au détour d'un paragraphe comme un concept é-vi-dent.

Sur la forme, quelques gros écueils ont parfois fait chavirer ma motivation : le style est très scolaire et a plus à voir avec un rapport de la cour des comptes qu'avec Victor Hugo. Résultat, on frise l'indigestion au-delà de trois pages d'affilée. Les anecdotes sont clairsemées, et mon cerveau fainéant a du mal à retenir autant de contenu quand il est dispensé de façon aussi aride.

Enfin, mention spéciale à la raison majeure pour laquelle je ne lis que très rarement des essais : les notes de fin de page. Qui n'en sont pas, à vrai dire. Parce qu'il y en a tellement, qu'elles sont regroupées au fond du livre, et déjà, moi, ça me gonfle d'aller à la fin du livre, de chercher pendant 3 minutes la note concernée (ben oui, le système de classement est surréaliste), tout ça pour lire : WSJ 30 août 2006 ou bien Yongshun Cai, "Collective Ownership or Cadres Ownership? The Non-Agricultural Use of Farmland in China", CQ, septembre 2003, pp.662-680.
 

Et si vous ne savez pas ce qu'est WSJ, je vous invite à vous reporter à la liste des abréviations utilisées pour les sources… Si après ça, vous vous souvenez de la dernière phrase que vous avez lue, je vous tire mon chapeau!!

 

Un semi échec, mais qui n'entame pas mon amour immodéré pour Babelio, le père Noël des lecteurs compulsifs!!

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