Le complot mongol

 
Pas une nouveauté, puisque paru en 1969. Mais un classique de la littérature mexicaine car l'auteur est considéré comme un initiateur du polar dans son pays.

Paco Ignacio Taibo II (auteur dont je n'ai lu qu'une centaine de pages, lassée de sa manie de digresser incessamment et de l'inaction dans laquelle ses personnages se complaisaient), se réclamant de cet auteur comme ayant influencé son œuvre, j'aurais dû m'en méfier, mais les impératifs de la LALITA ne sont pas négociables!

 

En fait, le bouquin n'est pas si terrible, je crois surtout qu'il a très mal vieilli. Les histoires d'espionnage à la papa avec petite pépées girondes, planques dans des bagnoles et recueils des instructions via des cabines téléphoniques sur fond de guerre froide m'ennuient profondément.

D'autant que tout y est tellement caricatural, entre le complot politique fomenté par la Mongolie Extérieure pour assassiner le Président des USA, le troquet chinois enfumé par l'opium où les agents secrets internationaux se font agresser dans les toilettes, que ça en devient pathétique.
 

Par dessus le marché, le tic du narrateur, agent secret mexicain chargé de démanteler la Mongole Connection et de sauver la vie du président, de ponctuer toutes ses phrases de "foutue Mongolie extérieure" ou "foutu bidule" ou "foutu truc" avec un l'air qu'on devine être celui du vieux loup de mer blasé est gonflant dès la page 3 et m'a littéralement pourri la lecture.

 
Cette œuvre, qui d'après la 4e de couv est la première à mettre en lumière le système de corruption politique en vigueur, dédouane les porte-flingues qui ne font qu'obéir aux ordres, et condamne les commanditaires, véritables assassins. Tu parles d'une nouveauté…
 
Sans doute un bouquin-clé replacé dans son contexte historico-politique, Le complot mongol est aujourd'hui un roman profondément ennuyeux, sans suspens ni surprise.

Si c'est ennuyant, je passe... et si en plus il y a un mot qui revient tout le temps... je passe deux fois plus vite! La plupart du temps, ça a le don de m'énerver!!!



Disons qu'une fois qu'on a repéré ce truc, plus moyen de ne pas se crisper chaque fois qu'on tombe dessus, c'est un peu comme le robinet qui goutte...



Ah wi, raconté comme ça, y'a pas à dire, ça donne envie...



Je suis confuse de ne pas faire davantage la promo de ce bouquin, mais bon, j'ai trouvé ça vraiment pourri ;-)



... je viens de tomber sur un commentaire plus appréciatif de ce roman, qui donne en tout cas envie de le lire. De la diversité des avis, naît ma curiosité - je vais donc garder le truc au chaud quelque part dans ma mémoire.

L'aspect "foutu" a de quoi fatiguer, je vous comprends: c'est un peu pareil dans "Moi, Charlotte Simmons" de Tom Wolfe, en traduction française: un peu lourd. En revanche, l'aspect "personnages improbables et lieu impossible" a tout pour me séduire.



Je serais ravie de savoir ce que tu en auras pensé. Par ailleurs, si tu as le lien du commentaire dont tu parles, je suis preneuse, pour l'ajouter à ma note ;-)



Ouh, à éviter absolument alors, en plus je crois que ce n'est pas du tout mon genre de bouquin.

daniel fattore : je suis confuse, tu as dit chez moi que ce Tom wolfe là était pas mal ;-)



Sauf en cas d'absolue nécessité de rédiger une thèse sur l'influence du contexte politico-économique et des relations internationales dans la littérature mexicaine d'après guerre... ;-D



@Emma: oups! J'ai trouvé à ce Tom Wolfe-là des côtés lourds, mais il a aussi ses qualités... En tout cas, je m'en souviendrai - ce qui en fait déjà quelque chose de pas mal!

Sur ce, retour chez vous...



@SO: oups également, avec mes excuses: j'ai confondu avec un autre titre, également mongol à sa manière, chez Lyvres:

http://lyvres.over-blog.com/article-22401074.html



Aucun problème, mais en effet, je pense que ces deux bouquins n'ont que très peu de points communs ;-))