Empreinte génétique

 Margot Coadou, fliquette, revient à Brest qu'elle a quitté 10 ans auparavant, prenant alors le large vers la capitale pour éviter la noyade.
 

Cette subtile métaphore autour des choses de la mer est destinée à vous mettre dans le bain : polar breton au menu. Et ça trucide sec, à l'institut des poissons et de l'eau salée, où moult pépettes d'un labo scientifique sont tour à tour violées, éventrées et éviscérées. On sent d'ailleurs que l'auteur est plus à l'aise au milieu des aquariums que dans un commissariat : l'aspect purement administratif de l'enquête, les détails de procédures sont allégrement passés à la trappe, choix volontaire?

Avant que l'intégralité du personnel de recherche féminin ait disparu, la police prend les choses en main et Margot ferraille pour tenter de mettre la main sur l'horrible tueur.
 
Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'elle apprend que le principal suspect est son ex. Convaincue qu'il n'est pour rien au monde mêlé à pareille hécatombe, la drôlesse fait foin de toute déontologie et suit son instinct pour prouver que le méchant n'est pas celui qu'on croit, et que mise en scène il y a.

Ce premier roman se lit très bien, mais souffre de quelques maladresses, tout de même : l'intrigue est sans grande originalité, coupable et mobile un peu tirés par les cheveux, ce dernier me semblant difficilement justifier autant de barbarie.

En plus, j'ai trouvé que l'histoire perso de Margot ne s'encastrait pas super bien dans le scénario, qu'elle était un peu plaquée par dessus.

Pour autant, une petite bouffée d'iode et d'embruns, ça fait du bien, et je demande à voir la suite, puisque Margot est le personnage récurrent chez Letty.